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Lorsqu’il est question de violence en contexte psychiatriquhospitalier, l’attention se porte le plus souvent sur la violence interpersonnelle : gestes agressifs, menaces, passages à l’acte ou conflits entre patient·es et intervenant·es. Or, cette perspective tend à invisibiliser d’autres formes de violence, plus diffuses mais tout aussi déterminantes, qui s’inscrivent au cœur même des organisations de soins. Cette conférence propose de recentrer l’attention vers la violence systémique et structurelle, en examinant l’hospitalisation psychiatrique comme une forme de coercition, qu’elle soit formelle ou informelle. L’objectif est d’ouvrir un espace de réflexion collective sur la manière de concilier sécurité, soin et respect des droits dans des contextes de grande complexité clinique et organisationnelle. 

 

Image : Louis Valentine, Collection Les Impatients

Objectifs

Au terme de cette conférence, les participant·es seront en mesure de :

  • Identifier les différentes formes de violence institutionnelle et de coercition présentes en milieux psychiatriques et médico-légaux..
  • Expliquer les impacts de ces violences sur les patient·es et les intervenant·es.
  • Identifier des leviers cliniques et organisationnels favorisant un climat de prévention de la violence. 

Conférencière

Marie-Hélène Goulet, inf., Ph. D.

Marie-Hélène Goulet, inf., Ph. D.

Professeure agrégée, Faculté des sciences infirmières, Université de Montréal

Marie-Hélène Goulet, inf., Ph. D., est professeure agrégée à la Faculté des sciences infirmières de l’Université de Montréal, chercheuse régulière au Centre de recherche de l’Institut universitaire en santé mentale de Montréal et chercheuse associée à l’Institut national de psychiatrie légale Philippe-Pinel. Elle est également chercheuse-boursière Junior 1 Jeunes Leaders SSA du Fonds de recherche du Québec – Santé.

Formée en sciences infirmières, elle s’intéresse aux pratiques de soins en santé mentale sous l’angle de la prévention de la coercition sur la trajectoire de soins. Ses travaux portent principalement sur la réduction de l’isolement et de la contention, la prévention de la violence en milieux psychiatriques et l’expérience des personnes hospitalisées. Elle a développé et évalué plusieurs interventions cliniques visant à soutenir des pratiques plus respectueuses des droits et du rétablissement, tant en milieu hospitalier que dans la communauté. 

Elle mène des recherches participatives en étroite collaboration avec des patient·es partenaires, des intervenant·es, des gestionnaires et des organismes communautaires. Ses projets récents incluent des études sur l’ouverture des unités d’hospitalisation, le climat de prévention de la violence, l’expérience des femmes hospitalisées en psychiatrie et du lien entre environnement thérapeutique et coercition. 

Ses travaux ont donné lieu à de nombreuses publications scientifiques, conférences et activités de transfert de connaissances au Québec et à l’international. Représentante canadienne au Groupe de recherche européen sur la violence en psychiatrie (EViPRG), elle est régulièrement invitée à titre d’experte pour contribuer à des réflexions cliniques, organisationnelles et politiques sur la transformation des soins en santé mentale.