Les programmes de déjudiciarisation tels que le Programme d’accompagnement justice et santé mentale (PAJ-SM+) offrent une trajectoire judiciaire adaptée aux accusé·es présentant des troubles de santé mentale. Ils permettent un suivi global de l’accusé·e en élaborant un plan d’intervention qui favorise la réinsertion sociale et d’éviter les risques de récidive.
Objectifs
Au terme de cette conférence, les participant·es seront en mesure de :
- Décrire le programme PAJ-SM+.
- Expliquer le mécanisme de référence de ces programmes.
- Déterminer le soutien qui peut être offert aux accusé·es et leurs proches.
- Comparer cette approche avec celle de la non-responsabilité criminelle.
Conférencières
Ayant vécu plusieurs décennies avec un proche ayant un diagnostic en santé mentale, Me Lapointe s’est toujours intéressée à l’accompagnement des personnes vivant avec des troubles mentaux et de leurs proches. Représenter des personnes ayant un diagnostic en santé mentale et les aider à cheminer et à faire valoir leurs droits au sein du système de justice québécois est depuis son cheval de bataille. Au cours des dernières années, des programmes de sensibilisation et d’accompagnement ont vu le jour tels le PAJ-SM+ au sein duquel Me Lapointe œuvre depuis maintenant 9 ans.
Louise Riopel est détentrice d’un baccalauréat en sexologie de l’Université du Québec à Montréal obtenu en 1992. Elle a débuté sa carri`ère comme intervenante psychosociale à Passages, une maison d’hébergement pour jeunes femmes en difficultés. Puis en 1996, elle jointle CLSC des Faubourgs et participe à l’implantation du programme Urgence psychosociales-justice (UPS-J). Nommée coordonnatrice en 1998, elle contribue activement au développement de nouveaux programmes et services ainsi qu’à l’élaboration de pratiques professionnelles novatrices favorisant l’accessibilité aux soins pour la clientèle santé mentale-justice.
En mai 2008, Louise collabore à l’implantation du projet pilote du Tribunal de la santé mentale à la Cour municipale de la ville de Montréal devenu le Programme d’accompagnement justice et santé mentale (PAJ-SM) en 2011.
Depuis 2014, elle travaille au PAJ-SM, comme agente de liaison.
Louise Riopel est praticienne-chercheure au Centre de recherche de Montréal sur les inégalités sociales et les discriminations (CREMIS) et membre de l’ordre professionnel des sexologues du Québec.